PRESSE

RAR et Césaré Pillittu exposent à Nou'Arts

 

Le sculpteur Césaré Pillittu et le peintre RAR

Ce mois-ci au Nou'Arts, la peinture et la sculpture s'exposent. La première à travers les œuvres de RAR, la seconde via le travail de Césaré Pillittu.

Le peintre est arrivé dans le Gers il y a plus de deux ans, après un départ de Vichy. Il dessine depuis qu'il tient «un crayon dans la main», dit-il. Les Beaux-Arts à Clermont-Ferrand lui ont permis de peaufiner son style avant d'utiliser des bombes blanches, noires et oranges pour taguer des slogans protestataires sur les murs. Il se souvient notamment du «mort aux mémés phoques», en référence à la séance photo de Brigitte Bardot. En reprenant les codes graphiques qui l'ont construit, il peint désormais «pour le plaisir» en ayant recours à l'acrylique et à l'aérosol. Ses œuvres très urbaines se vendent entre 200 à 2000€.

Césaré Pillittu est un ami de RAR, tous deux ont été vendeurs de vinyles. Mais il n'a pas toujours été sculpteur puisque celui qui se revendique comme étant «autodidacte» a avant tout fait carrière dans la restauration d'œuvres d'art. Il a travaillé vingt ans aux Monuments historiques de Paris. «Aujourd'hui, avec mes sculptures, je raconte mon histoire personnelle, je parle du subconscient, de ce qui est réel et irréel, et de poésie. Plus on vieillit, plus on retourne en enfance, alors je fabrique des diplodocus et des robots», s'amuse Césaré Pillittu. Ses pièces s'achètent entre 200 à 1 700 €.

Pour Alain Cheymol, recevoir ces deux artistes était une évidence. «Leur travail est novateur, ils représentent une tendance qui est à la mode à Paris comme à New York. Et une fois réunis, c'est une manifestation artistique qui se marie bien», estime le gérant de la galerie d'art.

Jusqu'au 27 août, du mardi au samedi de 15 heures à 19 heures.          H.-P. G.