BIOGRAPHIE

 

« Je sais ce que je veux traduire, ce que je veux rendre. Je n’ai pas le résultat en tête, parce qu’il y a des hasards qui interviennent. Mais il faut faire en sorte de les maîtriser. » - ISSOIRE

Marie-José Morgat-Petit est à la fois obstinée, déterminée, instinctive… « Je suis seule devant mon travail. Je sais ce que je veux traduire, ce que je veux rendre. Je n'ai pas le résultat en tête, parce qu'il y a des hasards qui interviennent. Mais il faut faire en sorte de les maîtriser. Je ne travaille pas de manière intellectuelle. Je travaille à l'instinct. C'est l'instant présent qui fait que ça avance, que ça évolue », explique cette artiste stéphanoise, dont l'exposition « Terre vivante » débute aujourd'hui, aux salles Jean-Hélion.

Marie-José Morgat-Petit, qui a fait ses études à l'école des Beaux-Arts de Saint-Etienne, où elle a obtenu le diplôme national en 1974, crée depuis 1968. Après quarante années de peinture à l'huile, elle a vécu ce qu'elle appelle « une remise en question de son travail ». C'était en 2008. C'est là qu'elle a commencé à plancher sur du papier chinois, à l'encre de Chine.

Jeu de superpositions

« Ce qui m'a intéressée, c'est le travail du pinceau, son empreinte. Je travaillais en même temps sur le souffle. Je partais toujours d'un pinceau plein et je le tournais sur la respiration. » Une rupture mais aussi et surtout un nouveau et beau point de départ. « C'est ce qui m'a permis de redémarrer », dit-elle.

Petit à petit, elle adapte sa technique et sa pratique. Elle travaille ses papiers qu'elle maroufle ensuite sur toile. L'artiste joue sur le recouvrement, les superpositions. « Je suis un peu dans le travail du monotype. J'imprime mon papier, je sèche, je l'encolle. Je repasse devant. Il y a tout un jeu de superpositions du papier, travaillé avant et après. Je recouvre à chaque fois mes couches du dessous pour donner de la profondeur, de la matière… » Un jeu de transparence s'exprime et varie selon les collages. L'artiste, qui utilise l'acrylique et l'encre de Chine, joue aussi sur les traces, les empreintes, les taches… « Il y a un travail d'impression du papier puis celui, gestuel, du pinceau », poursuit-elle. Marie-José Morgat-Petit revient sur ses travaux jusqu'à ce déclic, jusqu'à cette touche supplémentaire « qui fait que la peinture est terminée ». A partir de quand considère-t-elle une œuvre comme achevée ? « Quand tout est en harmonie avec moi. »

La Stéphanoise, qui, célèbre la nature dans toutes ses dimensions, de l'infiniment petit aux grands espaces. Elle explore et apprivoise son mouvement perpétuel, ses métamorphoses, ses mutations, la questionne, passe de l'ombre à la lumière ou du sol au sous-sol. Au fil des mois, Marie-José Morgat-Petit a affiné sa technique, son expression et même son approche voire son mode de traitement du sujet… La couleur a progressivement fait son retour. Un travail sur les saisons, dans le cadre de la biennale des arts « Présences », à Issoire, l'a emmenée à composer une 'œuvre qui s'articule autour de 12 éléments… L'artiste a poursuivi dans cette voie.

Date de dernière mise à jour : 13/09/2016