BIOGRAPHIE

 

Davina Chauquet (alias Davina pour son nom d'artiste), de Labastide-de-Lévis, est la dernière exposante de 2015 à l'office de tourisme. Elle est une revenante : il y une dizaine d'années, Davina avait déjà accroché ses œuvres sur les mêmes cimaises. Le style a changé. Sans doute parce que Davina qui s'adonne vraiment à sa passion depuis sa retraite, a plus de temps. Elle confie : «Je suis une artiste depuis toujours ; toute petite, je m'en allais dans la campagne avec mon oncle croquer des paysages.» Son amour du dessin refréné par sa vie active ne l'a jamais quittée : «J'avais toujours un crayon pour faire une esquisse.» La retraite venue, tout devient prétexte à peindre, à prendre le crayon, le pinceau. Elle y met les moyens en prenant des cours avec des maîtres locaux, Claude Nicaud ou Casimir Ferrer entre autres, puis s'inscrit aux Beaux-Arts de Toulouse dans un atelier de nus. Ces enseignements lui apportent les techniques indispensables pour soutenir et enrichir son travail de création. Davina a une attirance «pour la couleur, pour les visages qu'elle préfère bronzés». Elle jette la couleur sur du papier de soie, le résultat déterminera le personnage ou l'abstraction qui finira le tableau car «le sujet est inspiré par les tâches». Son exposition est en place jusqu'au 18 décembre. Après cette date, l'office de tourisme sera fermé pour congés.

Certains sillonnent la France en marchant ou en pédalant. Elle, c'est en exposant. Davina Chauquet vit à Albi, dans le Tarn. Elle se consacre pleinement à la peinture depuis qu'elle est en retraite. Elle a suivi les cours des Beaux-arts de Toulouse et fréquente différents ateliers de sa région. Elle apprécie tout particulièrement de « se promener en France », à la recherche de « jolis lieux d'exposition ».


 

Passionnée par la technique du Raku, procédé japonais du XVIe siècle, Josette Boyer, crée des sculptures et céramiques façonnées et émaillées qui lui valent d'être primée. Lauréate du prix de la sculpture de la ville d'Albi en 2005, invitée d'honneur à Tournefeuille, ses sculptures sont à voir à la galerie « Libre Cours » de Revel et à « La croisée des saveurs », restaurant de Grenade-sur-Garone.

Quelques secondes à la sortie du four

Découvrir l'univers de Josette Boyer révèle toute la sensibilité de cette artiste gracile et souriante. Dans son atelier plaisançois, elle dévoile les mystères du Raku et la transformation par le feu des sculptures qu'elle réalise. Chaque pièce la plonge dans la chimie des émaux et des oxydes, puis la fait « jouer » avec le feu. « Je n'ai que quelques secondes, après avoir sorti la pièce d'argile incandescente et luisante du four à 900°, pour agir sur cet émail, encore liquide, qui donnera l'aspect final à la pièce ». Cela fait des années que cette artiste, reconnue dans le milieu des céramistes, expérimente cette technique et s'émerveille toujours. « C'est magique de découvrir la pièce, l'effet n'est jamais le même, si je laisse plus ou moins la sculpture dans la sciure (enfumage) ou au contact de l'air avant de l'enfumer ou encore en arrêtant un effet obtenu par trempage immédiat dans de l'eau, je n'obtiens pas les mêmes résultats ». Une infinité de possibles, donc pour ces œuvres uniques, délicates, fortes et tendres, aux craquelures jamais semblables.

 

Modeler la terre, c’est avoir une action directe par le corps sur la matière : sensuelle mise en forme de la conscience…

Date de dernière mise à jour : 11/04/2017