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La galerie nou'ARTS accueille une peintre et une céramiste

Expos - Culture ( La Dépêche du Midi)

Du 31/10/2017 au 04/11/2017
Maryse Béguin, propose ses peintures aux côtés des céramiques de Marie-Pierre. / Photo DDM, Nédir Debbiche.
Maryse Béguin, propose ses peintures aux côtés des céramiques de Marie-Pierre Campistro / Photo DDM, Nédir Debbiche.

Nouvelle exposition à «nou'ARTS galerie», 19, rue Larmatine. Elle se tient jusqu'au 4 novembre et accueille deux artistes dans deux registres d'expression différents : Marie-Pierre Campistro, sculpteur céramiste et Maryse Béguin, peintre.

 

La peintre Maryse Béguin, Bretonne d'origine (où elle dispose toujours d'un atelier), réside à Paris où elle s'annonce «praticienne shiatsu». On comprend mieux dès lors son travail dès qu'on l'aperçoit : des ronds, beaucoup de ronds, dans des tableaux carrés. De la douceur, avec un rien d'étrange presque inquiétant. 30 toiles sont proposées aux yeux. Reposant. «Je travaille plutôt l'acrylique, mais surtout les pigments naturels», précise l'artiste qui a commencé à peindre voilà 20 ans. «Le rond, c'est doux ; il y a peut-être quelque chose de rassurant, un paysage intérieur , confirme-t-elle. Un moment cosmique… un instant de danse, de la légèreté non statique. Car, je suis aussi danseuse.»

Maryse confie : «J'ai vécu 3 ans dans le Gers ; j'en garde des souvenirs inaltérables, des amitiés, des attaches. J'aime revenir ici.»

Marie-Pierre et ses cuissons

La seconde artiste présente rue Lamartine, elle, est presque venue en voisine. Marie-Pierre Campistro, sculpteur céramiste, est née voilà 53 ans à Tarbes. Son atelier est installé à Bagnères-de-Bigorre. 18 œuvres sont présentées.

Son truc à elle, c'est, d'abord, d'animer des ateliers : «les ateliers donnant plus d'importance à l'émotionnel et au processus de création qu'au résultat. Elle a découvert les cuissons lors de stages raku en 2006. En 2011, «ma rencontre avec le feu m'ouvre les portes de la céramique.» Et d'expliquer sa technique actuelle : «Mono cuisson au bois à haute température. J'utilise des grès noirs «chamottés». Je travaille par estampes à partir de moules que je crée en bois ou plâtre ; je travaille la matière, le dessin, à partir d'engobes. Je chauffe le four à 80° pendant plusieurs heures afin de finir de les sécher. La cuisson commence et j'accompagne la flamme par paliers sur environ 9 heures, jusqu'à des températures de 1 250/1 300 °.» Marie-Pierre complète : «Pour des enfumages, j'utilise des grès blancs. Je fais dessus un travail d'empreintes à partir d'outils divers. Les pièces réalisées sont biscuitées à 950°, puis enfumées avec du papier, de la sciure, des herbes. Les pièces sous cuites gardent une certaine porosité et cela permet d'emprisonner le carbone.»

Date de dernière mise à jour : 31/10/2017