BIOGRAPHIE

BESSAN AUREIL PATRICK   jeune artiste vivant à Cotonou (République du Bénin) travaille avec les bouteilles de récupération, les détourne, les transforme en sculpture et les combine avec d’autres objets de récupération pour créer des personnages aux figures expressives et  aux regards puissants.
      «Je me suis tourné vers la récupération pour dénoncer le contexte de surconsommation dans lequel notre société est entraine et toutes les conséquences qui pèsent sur l’environnement à cause du rejet des produits usagers dans les milieux naturels.  J’ai choisi particulièrement les bouteilles en verre comme materiau principal de travail pour établir une analogie entre les hommes et les bouteilles. Les bouteilles en verre sont très fragiles, les hommes aussi ont une nature très fragile. Ils sont sujets à la maladie, à la vieillesse et à la mort. Donc, les bouteilles que j’utilise traduisent la fragilité de la nature humaine.» 

 LATÉ  LAWSON-BODY quant à lui trace sa ligne vers la synesthésie, une abstraction onirique.

Son travail traite de l’abstraction, de vibration et objets en décomposition ; il va vers la microscopie pour donner forme à des objets qui semblent a priori insignifiants, invisibles à l’œil nu.  Il est en dehors des jeux, des faits de société formels tels qu’on les voit : violence, sport, problèmes politiques, vie quotidienne… Il donne à voir ce que la nature offre d’admirable mais minés par nos vécus nous n’arrivons pas à percevoir. Son  écriture s’oriente vers l’insignifiant, le microcosme  pour révéler ce qui est caché aux yeux du commun des mortels.

Or, la porte d’entrée de l’art, c’est exprimer ce qu’on ressent, c’est exprimer ses émotions par ce qui est concret et matériel, et ensuite on se dépouille de tout pour aller vers l’abstrait. Mais Richard Laté Lawson-Body part de  l’abstraction pour aller vers le figuratif. Il contemple les objets, les végétaux, les eaux et essaie de révéler leur quintessence, leur nature intrinsèque. Il travaille sur un concept microbiologique qu’il nomme « la décomposition ou la recomposition. Je m’intéresse à la pollution et à tout ce qui touche aux déchets et l’exploitation abusive de la nature par l’homme. Je créé actuellement des œuvres sur les moisissures. Auparavant j’ai travaillé sur la pollution aquatique et les fonds marins ».

Il s’intéresse aux micro-éléments de la nature à savoir moisissures, champignons, algues, virus : «  Certains de ces éléments sont le produit d’une certaine décomposition des déchets solides que nous produisons et qui finissent par se recomposer en êtres vivants utiles pour la plupart du temps. Il suffit de pousser nos recherches en la matière et nous verrons que la nature est formidable. Prenons juste l’exemple du biogaz ou encore de la pénicilline. »

Date de dernière mise à jour : 31/05/2018